Mes chirurgies

Mise à jour : Janvier 2018

Sommaire
1. Vaginoplastie : A. Galerie de photos, B. Synthèse du résultat
2. Rasage de la pomme d’Adam

Approfondir…
Le journal de mon séjour en Thaïlande

J’ai choisi de faire deux chirurgies différentes : une vaginoplastie et un rasage de la pomme d’Adam. Cela pour des raisons différentes qui sont expliquées dans les articles SRS I – Réflexions | 1ère partie et 2nde partie. Pour ces opérations chirurgicales, j’ai choisi le Dr Chettawut (Bangkok, Thaïlande) qui est réputé et m’a été conseillé par nombre de personnes qui avaient été opérées par lui ou en avaient entendu parler. J’ai réalisé un journal de mon séjour très détaillé.


Photos génitales

1. Vaginoplastie

Date de l’opération : 15 juillet 2016
Durée de l’opération : 7h
Prix : 9 000 € pour la vaginoplastie et 800 € pour la greffe de peau de l’aine
Chirurgien : Dr Chettawut
Lieu : Bangkok, Thaïlande
Complications : aucune
Étapes :
          – 1. Retrait des tissus érectiles, testiculaires et de la hampe pénienne
          – 2. Construction de l’ouverture vaginale avec la peau périnéale et pénienne
          – 3. Reconstruction de l’ouverture urétrale avec du tissu urétral préservé
          – 4. Clitoroplastie en utilisant la partie dorsale du gland du pénis neurovascularisé
          – 5. Labiaplastie en utilisant de la peau pénienne et scrotale
          – 6. Construction du canal vaginal avec la peau scrotale et la greffe de peau de l’aine
Séjour à la clinique : 3 jours & aucune complication

Medical certif

Le certificat médical que j’ai obtenu après ma GRS indiquant que j’ai été diagnostiquée comme ayant un « trouble de l’identité de genre (transsexualisme) » par des « professionnels », suivi d’un descriptif de l’opération génitale puis de l’importance d’une opération génitale pour mon « bien-être psychologique ». Il va sans dire que tout cela n’est que du feu, l’intérêt étant d’obtenir le changement d’état-civil facilement et sans discussion.

A. Galerie de photos
Date de ma GRS : 15 juillet 2016







Photos HD

Pack de toutes les photos

————————————————————————————————————————————————

Pré-opératoire
Position normale
Scrotum

————————————————————————————————————————————————

Post-opératoire

• 1ère année : 1er  mois  |  2ème mois  |  4ème mois  |  6ème mois  |  7ème mois  |  9ème mois  |  12ème mois
• 2ème année : 18ème mois

————————————————————————————————————————————————

Post-opératoire : petites lèvres écartées

• 1ère année : 7ème mois  |  9ème mois  |  12ème mois
• 2ème année : 18ème mois

B. Synthèse du résultat
Date de la synthèse : 15 janvier 2018 (1 an & 6 mois post-opératoire)

Le résultat actuel s’améliore grandement.

Douleurs et sensations…
Le néo-clitoris sensible dans le bon sens du terme, quand je serre les jambes notamment, j’ai du plaisir sexuel mais qui parfois a tendance à légèrement être alétoire. Le problème étant le bourgeon de cicatrisation situé entre le clitoris et le méat urinaire qui est très douloureux et qui gêne le plaisir sexuel.
La vulve s’est assez bien cicatrisée même s’il reste des zones douloureuses comme les petites lèvres, le bourgeon de cicatrisation et la fourchette.
Le néo-vagin est mieux cicatrisé même si le fond est encore rouge. En abandonnant un peu de profondeur vaginale lors de mes dilatations, j’ai considérablement réduit la douleur que je ressentais en situation debout. Ce qui me permet de marcher de nouveau.
La prostate est sexuellement sensible et participe à mon plaisir sexuel lors de la pénétration vaginale même si parfois elle est douloureuse.

Pour parler de l’aspect…
• Je n’ai pas de capuchon clitoridien.
• Ma petite lèvre droite est plus petite que celle de gauche mais je m’y suis faite.
• Le bourgeon de cicatrisation dans le vestibule vaginal ont été réduit avec du nitrate d’argent mais ça n’a pas fait évoluer la douleur et c’est trop proche du clitoris pour continuer ce traitement.
• J’avais des poils dans l’ouverture vaginale que j’ai fait retirer à l’épilation laser.

Autre informations…
• Mes pertes sont moins importantes depuis que j’ai changé de technique de dilatation et perdu de la profondeur. Celles-ci proviennent visiblement de l’urètre et du vagin.
• La fistule recto-vaginale que je pensais avoir n’est plus un problème car la perte de profondeur a réglé le problème.
• J’ai des douleurs abdominales.
• Je fais des dilatations toutes les nuits avec des dilatateurs en silicone, beaucoup plus confortables, en allant moins en profondeur qu’avant et cela a réglé nombre de mes problèmes.

Traitements utilisés
Crème réparatrice : inutile pour son intérêt primaire – à savoir faire cicatriser – je l’utilise pour limiter les frottements, comme de l’huile dans un moteur
Lyrica® (prégabaline) : utilisé pour lutter contre les douleurs neuropathiques, le Lyrica m’a assommée pendant deux semaines avant que je ne décide de l’arrêter car je ne pouvais plus me lever et à peine manger. Si la douleur était réduite c’est surtout parce que je n’avais plus de lucidité.
Anti-douleurs : Tramadol, Codéine, Izalgi®, Ibuprofène®. Le tramadol et la codéine ont été inutiles concernant la douleur, je n’avais que les effets secondaires. Concernant l’Izalgi®, à base d’opiacées, c’est moyennement efficace sur la douleur mais les effets secondaires sont trop violents pour que j’en au quotidien. L’Ibuprofène® a le même problème que l’Izalgi®.
Lavements vaginaux : prescrits pour nettoyer mon vagin, aucune utilité concernant la douleur.
Laroxyl® (amitritpyline) : utilisé pendant trois semaines avant l’arrêt du traitement (aucun effet sur la douleur et uniquement les effets secondaires…)
Mésothérapie : très efficace sur la douleur pendant trois semaines avant l’arrêt total de tout effet positif. Arrêt prévu à cause des effets secondaires comme seuls restants.
Nitrate d’argent : utilisé pour réduire les bourgeons de cicatrisation dans le vestibule vaginal, apparemment efficace malgré la douleur.
Acupuncture : inutile.
Suivi psy : s’est révélé inutile.
Monazol® : pour traiter ma mycose vaginale.
Trophigil® : pour renforcer ma flore vaginale.

Je peux de nouveau marcher et m’asseoir sans protection. Certaines positions sont encore délicates et j’ai encore quelques douleurs de contact. Mes pertes sont réduites bien que j’en ai encore aujourd’hui.
Je peux avoir du plaisir sexuel et des orgasmes même si cela est gêné par le bourgeon entre le clitoris et le méat urinaire. Ma vulve est plus nette qu’avant et je prends des douches tous les soirs pour la nettoyer avant la dilatation.

2. Rasage de la pomme d’Adam

Date de l’opération : 15 juillet 2016
Durée de l’opération : 30 minutes (pendant ma vaginoplastie)
Prix : 1 500 €
Chirurgien : Dr Chettawut
Lieu : Bangkok, Thaïlande
Complications : aucune
Séjour à la clinique : 3 jours & aucune complication

Le rasage de la pomme d’Adam consiste à faire une incision au niveau de la pomme d’Adam pour retirer de la matière au maximum afin de rendre celle-ci plus discrète. Il reste une petite cicatrice qui diminiuera avec le temps et suivant les personnes. Cette chirurgie n’affecte pas les cordes vocale, elle est simplement esthétique pour éviter que la bosse au niveau de la gorge ne provoque des regards inquisiteurs.


Le résultat est convenable pour moi, la cicatrice reste assez visible mais elle n’est pas très grande.

Avertissement : Tout ce que vous trouverez ici provient de mes connaissances et de mes tests empiriques (dont la validité est hypothétique). Les opérations chirurgicales sont différentes selon les chirurgiens et les patient·e·s. Les techniques de chirurgie évoluent sans cesse et il est nécessaire de se tenir informé·e si l’on souhaite en connaître tous les détails. Ne vous arrêtez pas à mes propos, comparez-les avec ce que vous trouverez ailleurs et surtout croisez les informations !

Concernant les termes utilisés, si vous êtes perdu·e, allez voir le lexique.

Publicités